février 2019

Lu pour vous : les grandes tendances RH de 2019

Quelles sont les priorités RH de 2019 ? Quelles tendances ? Quels outils ? De la digitalisation aux méthodes de travail en passant par l’engagement collaborateur, nous avons fait le point sur les grands enjeux RH de l’année à venir.

Digitaliser les processus RH : la priorité 2019

C’était déjà LE sujet-clé des années précédentes. En 2019, la digitalisation des processus RH reste plus que jamais au cœur des enjeux RH. 68% des DRH estiment que l’automatisation des processus est essentielle (Livre blanc Markess pour Horoquartz sur l’automatisation des processus RH, 2018). Selon l’étude HR Panel, menée par Great Place to Work en 2018 auprès de 674 professionnels RH, seuls 54% des DRH considèrent la digitalisation comment un changement de structure déjà implémenté, tandis que plus de la moitié d’entre eux identifient un manque de technologies et d’outils RH. Les bénéfices liés à la mise en place de tels outils ne sont pourtant plus à prouver. Une étude menée par le Cercle Humania, l’APEC et Wavestone fin 2018 confirme cette tendance. Ainsi, 71% des DRH interrogés estiment que l’administration RH est susceptible d’être automatisée. C’est le cas aussi pour le contrôle de gestion sociale (57%), le SIRH (55%) et la paie (45%). La digitalisation figure par ailleurs en tête des évolutions les plus susceptibles d’impacter fortement la fonction RH dans le futur (96% des DRH interrogés).

Soigner l’expérience collaborateur : quand les salariés deviennent clients

La promesse d’une expérience collaborateur de qualité figure également parmi les priorités des DRH interrogés par le Cercle Humania. 42% des DRH considèrent d’ailleurs l’expérience collaborateur comme un défi à relever d’ici 2020 (Livre blanc Markess-Horoquartz, 2018). C’est une évidence, les services RH se consumérisent et les collaborateurs sont de plus en plus considérés comme les clients. Il s’agit dès lors d’offrir une véritable expérience aux collaborateurs, et ce dès le processus de recrutement, en leur proposant des outils et des services adaptés.

Améliorer l’engagement collaborateur : un sujet plus que jamais d’actualité

Le désengagement au travail a un coût : 13 340€ par an et par salarié, selon une étude menée par Apicil et Mozart Consulting en 2018. Sur ce montant, au moins 40% seraient des coûts compressibles, liés à la non-disponibilité due aux arrêts de travail et au désengagement réciproque employeur/salariés, et pourraient donc être évités. Parmi les secteurs les plus touchés figurent les services à la personne, la construction et le service public, tandis qu’en tête d’affiche se trouvent la banque-assurance et l’énergie-environnement. Les actions en faveur de l’engagement collaborateur devraient donc fleurir cette année.

Pour en savoir plus : bien gérer les temps et les plannings pour booster l’engagement des salarié

Smart Working : repenser les espaces et les conditions de travail

En 2019, l’engagement et l’expérience collaborateurs iront bien sûr de pair avec l’émergence de nouveaux modes de travail. L’étude menée par Great Place to Work révèle que seuls 32% des DRH français proposent du télétravail à tous leurs salariés. 30% déclarent vouloir le mettre en place rapidement. Une tendance logique, quand on sait que 49% des salariés français souhaitent télétravailler, occasionnellement ou régulièrement, selon une étude Opinionway pour Horoquartz de 2018. 46% des répondants autorisent par ailleurs le travail dans des tiers-lieux (les espaces de co-working, par exemple), et 26% entendent l’autoriser prochainement. Le flex-office figurera donc parmi les mots-clés RH de 2019. Au-delà de ces aspects, la refonte des espaces de travail devrait également se poursuivre.

Pour en savoir plus : qui sont ces salariés qui voudraient télétravailler ?

Absentéisme : réinventer la façon de travailler

Selon une étude menée par l’IFOP pour Malakoff-Médéric entre 2016 et 2017, l’absentéisme maladie s’élève à 16,6 jours par an et par salarié. Avec, à l’arrivée, un coût non négligeable : 107,9 milliards d’euros, d’après l’Institut Sapiens. Pourtant, 2/3 de ces absences s’expliqueraient par des défauts de management et pourraient donc être évitées : conditions de travail dégradées, organisation du travail défaillante, mauvaise gestion du temps, communication-concertation inadaptée… Ce sujet comptera donc probablement parmi les enjeux prioritaires des DRH cette année. QVT, respect de la réglementation et télétravail font partie des leviers d’amélioration, selon une enquête BVA-Réhalto de 2018. « Plus la part de télétravail est élevée, plus le taux d’absentéisme est faible » explique Christian Mainguy, président de Réhalto. « Et ce d’autant plus lorsque les modalités permettent au salarié de le pratiquer occasionnellement, en posant un jour de son choix. Il existe encore une forte marge de progression. » En effet, la même étude montre que l’absentéisme des salariés qui peuvent télétravailler est inférieur à ceux qui ne le peuvent pas. Sur ce sujet encore, les RH ont donc clairement un rôle à jouer.

Pour en savoir plus : 100 milliards d’euros, le coût de l’absentéisme en entreprise

 

Marie Lasseron – Content Manager chez Horoquartz

Marie Lasseron - blog Horoquartz

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